Georges Mares

Un grand et bon sourire surmonté d’un large béret …

Promeneurs, peut-être avez-vous déjà rencontré Georges Marés assis au pied de la croix qui orne le bout de l’allée de Canet. C’est un lieu qu’il affectionne : «C’est ma pause. De ce point de vue, je peux voir les gens qui passent et embrasser d’un seul regard une grande partie de la propriété où je vis depuis maintenant 60 ans mais aussi Estramiac le village de ma naissance. »

Bien que natif d’Estramiac, au hameau de La Caussade, Georges, du haut de ses 87 ans, compte sans aucun doute parmi les « anciens » de Monfort.

Il passe les 27 premières années de sa vie dans le village qui l‘a vu naître. Il se souvient de ses années sur les bancs de l’école communale, puis de l’école primaire supérieure de Beaumont de Lomagne. Il n’y restera pas longtemps car les temps sont durs et on a besoin de lui sur l’exploitation familiale. A 13 ans, certificat d’études en poche il commence à travailler la terre avec ses parents. Métier qu’il ne cessera plus d’exercer.

Le 28 août 1948, il épouse une jeune fille de Monfort, Marie-Thérèse Carrère. « On s’est rencontré dans des fêtes de familles car nous avions des cousins communs ». Georges vend alors La Caussade et le couple s’installe à Canet, propriété de Léopold Carrère, le père de Marie-Thérèse.

« Ça n’a pas toujours été une partie de plaisir » nous confie-t-il. « La propriété n’était pas en bon état, la maison non plus d’ailleurs. Nous n’en avions pas encore l’usufruit et nous avons vécu à sept dans une toute petite partie de cette grande bâtisse ».

Il nous raconte le travail de la terre. « A l’époque, on tierçait ». C’est la pratique de l’assolement triennal. Pour ne pas « fatiguer » la terre, on alternait les cultures sur une même parcelle : du blé, puis de l’avoine et enfin des prairies artificielles ou du maïs. Et puis il y avait le jardin et les volailles : « ça, c’était plutôt son domaine à elle, Marie-Thérèse ».

Le travail dans les champs se faisait avec les vaches, des gasconnes dressées au joug pour tirer les charrues. Parfois on utilisait un tracteur, un vieil Austin à roues métalliques, acheté par le père de Marie-Thérèse dans les années 30. L’exploitation se modernise peu à peu. Georges achète son premier tracteur dans les années 50 : un Renault. C’est la fin du travail avec les vaches. Les cultures changent ainsi que les modes d’exploitation. Il a fallu s’adapter sans cesse  et suivre les nombreuses évolutions des semences, des produits et surtout des réglementations…

Georges dit n’avoir aucun regret lorsqu’il pense à ces 60 années passées à Monfort. Et, après 87 ans d’une vie bien remplie, il coule des jours paisibles au côté de son épouse, entourés de leurs quatre enfants, leurs neuf petits-enfants et de leur arrière-petit-fils qui grandit lui aussi à Canet.

Alors passants, si vous rencontrez Georges avec son large béret et son grand et bon sourire, assis au pied de sa croix, arrêtez-vous un instant pour profiter de ses nombreux souvenirs.

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